Un nom de domaine coûte rarement plus de 15 € par an. Pourtant, la question revient régulièrement en compta : on le passe en charge ou en immobilisation ? Et on utilise quel compte ?
La réponse tient à un seul critère : le seuil des 500 € HT.
Le Plan Comptable Général fixe un seuil de 500 € HT pour distinguer une charge d’une immobilisation incorporelle. En dessous, vous déduisez l’année d’achat. Au-dessus, vous immobilisez et vous amortissez.
Concrètement :
Dans la très grande majorité des cas, un nom de domaine courant (.fr, .com, .net) coûte entre 8 € et 30 € par an. La question de l’immobilisation ne se pose donc presque jamais.
Les seuls cas qui dépassent les 500 € : l’achat d’un domaine premium sur le marché secondaire, ou le rachat d’un nom de domaine associé à une marque existante. Ce sont des situations exceptionnelles.
Pour un achat sous 500 € HT (la quasi-totalité des cas) :
Utilisez le compte 626 – Frais postaux et frais de télécommunications.
C’est le compte le plus utilisé et le plus simple à défendre en cas de contrôle fiscal. Certains comptables préfèrent le compte 20671 (fonds commerciaux) si l’entreprise souhaite activer le domaine malgré son faible montant, mais c’est un choix, pas une obligation.
Pour un achat au-dessus de 500 € HT :
Utilisez le compte 20678 – Autres immobilisations incorporelles.
L’amortissement se calcule sur la durée d’utilisation prévue, généralement 3 à 5 ans. Si cette durée n’est pas déterminable à l’avance, l’administration fiscale admet un amortissement sur 5 ans.
Chaque renouvellement est une charge déductible, quel que soit le montant. Vous payez pour une période définie, vous déduisez sur cette période. Pas de débat possible.
Compte à utiliser : 626. Ou 623 (publicité) si votre comptable assimile le nom de domaine à un outil de communication, ce qui se défend également.
Si votre entreprise est assujettie à la TVA, la TVA sur l’achat et le renouvellement d’un nom de domaine est récupérable. Mais il y a un point à vérifier.
Certains registrars étrangers (GoDaddy, Namecheap, Google Domains…) n’appliquent pas la TVA française sur leurs factures. Dans ce cas, vous ne pouvez pas récupérer la TVA, et la facture peut poser problème lors d’un contrôle.
Les registrars français (OVH, Gandi, Hostinger France) facturent bien la TVA à 20 % et émettent des factures conformes aux exigences de l’administration fiscale.
Si vous achetez vos domaines chez un prestataire étranger, vérifiez que la TVA française apparaît bien sur la facture avant de la comptabiliser.
| Opération | Montant | Compte | Traitement |
|---|---|---|---|
| Achat nom de domaine | Moins de 500 € HT | 626 | Charge déductible |
| Achat domaine premium ou de marque | Plus de 500 € HT | 20678 | Immobilisation, amortissement 3-5 ans |
| Renouvellement annuel | Peu importe | 626 | Charge déductible |
| Hébergement web | – | 626 | Charge déductible |
| Création de site | Plus de 500 € HT | 20678 | Immobilisation, amortissement 3 ans |
| Maintenance site | – | 626 | Charge déductible |
Un nom de domaine, c’est uniquement l’adresse. Pour avoir un site visible sur Google, il faut aussi budgéter trois autres postes :
L’hébergement web (compte 626) : entre 5 € et 30 €/mois selon le prestataire et le niveau de performance. Un hébergement mutualisé chez Hostinger ou OVH suffit largement pour un site vitrine.
La création du site (compte 20678 si plus de 500 €) : à partir de 1 500 € pour un site vitrine professionnel conçu sur mesure. C’est une immobilisation amortissable sur 3 ans dans la plupart des cas.
La maintenance (compte 626) : en moyenne 50 €/mois pour un site WordPress maintenu, mis à jour et sauvegardé régulièrement.
Estimez vos dépenses digitales et leur traitement comptable.
Beaucoup de gérants gèrent la comptabilité de leur nom de domaine et de leur hébergement sans avoir de site qui travaille vraiment pour eux. Ils paient pour une adresse et un serveur, mais leur site n’apparaît pas sur Google, ne génère pas d’appels, et ne convertit pas les visiteurs en clients.
Un site vitrine bien construit et bien référencé, c’est un actif. Il génère des demandes sans que vous ayez à démarcher. Pour un artisan ou un indépendant, c’est souvent le levier le plus rentable sur 3 ans.
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Freelance basé à Pornic, je crée des sites WordPress pour les artisans du Pays de Retz et de la côte. Pas d'agence, pas de sous-traitance : vous travaillez directement avec moi.
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